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Moyo (Marc Dethier) chez Azur
BestOfVerviers.be mars 2014 ( suivre le lien ici)

Coup de cœur d’Albert Moxhet

Moyo, c’est la couleur qui transcende la nature. Ou peut-être l’inverse. Mais sur ses toiles, aussi loin qu’on puisse s’en souvenir – et cela fait plus de trente ans qu’il peint –, l’une ne va jamais sans l’autre. Souvent aussi, du moins depuis un certain temps, un troisième élément intervient dans ses compositions : le vide, qui fait contrepoint avec l’éclat de la vie qu’il met en valeur.

Privilégiant les formats allongés horizontaux comme verticaux, un peu victimes d’un éclairage trop directionnel, Moyo – que l’on a connu aussi sous son nom de Marc Dethier – a centré cette exposition à la Galerie Azur sur un de ses thèmes favoris, les arbres. Ses pinceaux, ou plus exactement son couteau, l’aident à traduire une sorte de joie que l’on sent fondamentale dans une matière généreuse, abondante au diapason des couleurs riches et vigoureuses qui forment ses compostions.
Symboles de vie, les arbres, même s’ils ne se déplacent pas, sont au cœur du mouvement sur les toiles de Moyo, parce que la forme d’une branche est en soi un mouvement, parce que, aussi, le vent agite les feuilles, quitte à les emporter dans un tourbillon comparable à une galaxie affolée. Le peintre, ici, ne cherche pas le réalisme, il interprète le mouvement par la couleur, ce qui explique l’abondance de ses feuillages rouges, jaune vif, orange.
Cependant, il connaît aussi le calme des prés et des talus où le vert de l’herbe s’émaille, sur le fond bleu du ciel, de fleurs qui s’épanouissent en taches de couleurs jusqu’à s’évaporer en semences légères charriées par un souffle d’air. La vie est multiple, Moyo l’exprime ici à travers les végétaux avec une liberté qui l’amène souvent au bord de l’abstraction si on le regarde dans le détail. Lorsqu’il peint le monde animalier, son propos n’est pas très différent, mais, par la force des choses, le dessin intervient davantage, pour rendre compte des formes. Toujours en mouvement.

Albert Moxhet

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